La Maison Bossoreil, hôtel particulier du 18e siècle, est située au 32 rue David d’Angers derrière l’Hôtel de Ville à Angers. Mais au fait, qui était ce fameux Pierre-Jean David dont la plaque de rue nous indique qu’il était statuaire et vécut de 1788 à 1856.

Né à Angers, David débute des études artistiques à l’école centrale d’Angers entre 1806 et 1807. Son père s’oppose d’abord à son départ à Paris pour réaliser sa vocation puis le laisse partir, mais ce sont les autres membres de la famille et son maître, Delusse, qui se chargent de financer ce départ.

Dès 1808, il participe à la sculpture des ornements de l’arc de triomphe du Carrousel puis travaille sur une frise du palais du Louvre. Remarqué par le peintre Jacques Louis David, il reçoit aussi les enseignements des sculpteurs Augustin Pajou et Philippe-Laurent Roland.

Il remporte des prix dès 1810, dont le grand prix de Rome en 1811 avec le bas-relief Mort d’Epapimondas. Il part alors en Italie comme pensionnaire de l’Ecole française à Rome et s’inspire des travaux de l’art antique, de Michel-Ange et de Raphaël. Après un court séjour à Londres, où il rencontre Flaxman (sculpteur et dessinateur) et travaille au monument de Wellington, il revient à Paris en 1818.

Le pouvoir royal lui confie alors l’exécution de la Statue du Grand Condé et il est nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1825, puis élu membre de l’institut de France en 1826, et nommé professeur à l’école des Beaux-Arts de Paris la même année.

Parmi ses travaux et productions, fort nombreux, le célèbre fronton du Panthéon de Paris en 1837 et dans les années 1830, de nombreux portraits en médaillon de personnalités contemporaines.

En 1848, il est élu représentant du peuple par le département du Maine-et-Loire mais est contraint de s’exiler en Grèce en 1852, après le coup d’état de Napoléon III. Souffrant, il rentre en France où il meurt le 5 janvier 1856. il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

A Angers, la galerie David d’Angers lui est consacrée et regroupe bon nombre des plâtres de ses œuvres dans l’ancienne église gothique de l’abbaye Toussaint.

Source : Wikipedia.

EDIT : David d’Angers sera à l’honneur jusqu’au 8 décembre 2013 à la Frick Collection de New York où seront présentés pour la première fois au public une cinquantaine d’objets de cire, de terre cuite, de plâtre, de marbre et de bronze ainsi que des livres rares de photographies et des gravures de David, issus de collections privées. (Vivre à Angers, magazine n°376, octobre 2013)


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